Contexte de l’étude

L’Oeillet prend sa source sur la commune de Saulcy (10) à proximité de la Ferme du Cornet, ancienne dépendance de l’Abbaye de Clairvaux, et conflue dans le Ceffondet à Thil après un parcours d’une longueur de 11 km.

Problématiques rencontrées

Le comblement de l’Oeillet

Le tronçon concerné par les travaux a une longueur de 375 mètres. Il est situé entre le dalot permettant le franchissement de la RD18 et la mare communale. Sur ce linéaire, l’Oeillet a fait l’objet de travaux de recalibrage entre les années 1980 et 1982 ayant abouti au tracé rectiligne actuel. Le lit mineur présentait une forme en U, avec des berges verticales et un fond plat, caractéristique des cours d’eau remaniés.

Photographie avant les travaux (Novembre 2020)
Photographie avant les travaux (Février 2021)

Le linéaire été totalement dépourvu de ripisylve, seule une rangée de pommiers est présente en rive gauche mais elle n’assure aucune fonctionnalité vis-à-vis du cours d’eau comme l’ombrage ou la tenue de berge. En dehors de ces arbres d’ornements, la végétation sur les berges est exclusivement une végétation herbacée tondue régulièrement à ras.

Une importante végétation herbacée se développait sur le fond chaque année lors de la période d’assec estival du cours d’eau. Cette végétation permettait la stabilisation d’atterrissements dans le fond du lit qui devient le courant au pied des berges et entraînaient la formation d’encoches d’érosion. Cette situation perdurait et s’accentuait dans le temps. Les matériaux issus de l’érosion des berges se déposaient et formaient de nouveaux atterrissements dans le fond du lit. Il en résultait un comblement progressif du lit mineur.

Passage à gué sur l’Oeillet

Le passage à gué dessert un bâtiment agricole et plusieurs parcelles cultivées. Il présent sur le cours de l’Oeillet à proximité immédiate de la mare communale. Le fond de l’Oeillet y a été bétonné pour permettre le passage régulier d’engins agricoles, constituant un point d’artificialisation et une source de matières en suspensions à chaque passage d’engin. En hiver, la franchissabilité du passage était limitée par les hauteurs d’eau le submergeant (> 50 cm).

Aménagements réalisés

Reprise du lit de l’Oeillet

Afin de résoudre les problématiques de comblement du lit de l’OEillet, il été envisagé de reprofiler les berges en pente plus douce et de dessiner un lit emboité avec un lit d’étiage différencié plus étroit et légèrement sinueux. La largeur du fond du lit est rester inchangée (1,60 m en moyenne), seule la largeur de pleins bords a été légèrement agrandie du fait de l’adoucissement de la pente des berges. Les berges ont conservées ainsi leur hauteur actuelle. Les atterrissements les plus importants ont été arasés et les matériaux grossiers (graviers, sables) ont été réemployés afin de réaménager et redynamiser le lit d’étiage (création de micro-sinuosités).

Le reprofilage des berges permet de réduire leur sensibilité à l’érosion et ainsi diminuer les apports de matériaux dans le lit. La création d’un lit d’étiage différencié permet quant à elle d’accélérer les vitesses d’écoulement dans le fond du chenal et donc d’y limiter les dépôts de matières. Ces travaux ont été accompagnés d’une plantation de ripisylve qui fournira un ombrage ponctuel limitant le développement de la végétation herbacée qui enfiche le lit et fournira des habitats de transition entre le milieu aquatique et terrestre.
Réaménagement du passage à gué sur l’OEillet

Un passage en dalots à l’emplacement de l’actuel gué a été mise en place pour le passage d’engins agricoles. Cet aménagement est essentiel pour éviter l’apport de sédiments supplémentaires dans le cours d’eau et garantir l’accès aux parcelles agricoles lors des hautes eaux.


Réalisation des travaux

Photographies après les travaux (mise en place du dalot et reprofilage des berges)

Plantation de boutures