Les zones humides

Les zones humides

Les zones humides et leur préservation

 

Les zones humides sont de plus en plus rares. Ces écosystèmes riches en biodiversité rendent des services essentiels à l’Homme (épuration de l’eau, atténuation des crues, etc.).

Zones humides (prairies, roselières, etc.)

Les zones humides, longtemps considérés comme insalubres ou inutiles ont fait l’objet de nombreux assèchements et aménagements au cours du 20ème siècle. Pour preuve, la moitié des zones humides ont disparu en 30 ans !

Aujourd’hui, considérées comme des milieux irremplaçables, elles abritent un patrimoine naturel d’exception et remplissent de nombreuses fonctions comme la gestion équilibrée de la ressource en eau par l’autoépuration des eaux, la prévention des inondations et la réalimentation des nappes entre autre.

Ces milieux font partie intégrante de la rivière et jouent de nombreux rôles (régulation de la température de l’eau, du débit de la rivière, refuge pour les poissons en cas de crue, épuration de l’eau, etc.). Elles sont d’une richesse floristique et faunistique remarquable.

Les annexes fluviales sont des zones écologiques riches en connexions temporaires avec le cours principal de la rivière (période de hautes eaux ou de crues).

Législation :

D’après le code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année. » (Art. L.211-1)

Récemment, des critères de définition et de délimitation ont été établis (articles L. 214-7-1 et R. 211-108) afin de mieux cerner ces milieux humides.

La convention Ramsar, adopté en 1971 au niveau international et entré en vigueur en 1975 adopte une définition plus large de la notion de zones humides : « les zones humides sont «des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres ».

Les Zones Humides sur le territoire du Contrat Global Voire et Ravet

Sur le territoire du Contrat Global Voire et Ravet, une étude préliminaire à l’élaboration du contrat a été menée par le Centre Pour l’Initiative à l’Environnement de Soulaines-Dhuys (CPIE) en 2008 et a permis de répertorier toutes les zones humides du territoire. En 2011, une nouvelle étude sur 10 sites pilotes du territoire du Contrat Global a été réalisée par le Conservatoire des Espaces Naturels de Champagne-Ardenne (CENCA) en collaboration avec le CPIE.

Désignation des sites pilotes   Typologie (étude CPIE de 2008)
Prairies de fauche, roselières et mégaphorbiaies  de Villemaheu  
(Soulaines Dhuys, 10) Prairies humides et communautés à hautes herbes
Prairies de fauche du Bois de l’Usage en tête du bassin de la Bourbonne (Chaumesnil, La Chaise, Morvilliers, 10) Prairies humides et communautés à hautes herbes
Prairies de fauche de la vallée de la Laines (Louze et Longeville-sur-la-Laines, 52) Prairies humides et communautés à hautes herbes
Ancien lit de l’Héronne en amont du village (Droyes, 52) Noues et boisements sur remblais d’ancien lit de rivière
Zones humides (prairies, noues, boisements) de la vallée de la Voire  (Chalette-sur-Voire et Lesmont, 10) Noues, prairies humides, boisements alluviaux, peupleraies
Noue du « Prés des Vilains » (Rosnay l’Hôpital, 10) Noue / Bras mort
 « Bois Déhan » à la confluence du Grand et du Petit Ravet (Braux, 10) Boisement alluvial
Bois de l’Aulnaie (Juzanvigny et Crespy-le-Neuf, 10) Peupleraies
Réseau de Mares de Longeville-sur-la-Laines (52) Mares

 

Quelques zones humides remarquables du bassin de la Voire en photos :

La Lisatte sur la commune de Lentilles (10330)

Quelques annexes remarquables :

Noue en amont de Rosnay-l’Hopital (10500)
Bras mort en aval de Rosnay-l’Hopital (10500)